Viva l'opéra ! dans les cinémas UGC

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Alain Duault

Viva l'Opéra !

Alain Duault
Musicologue, animateur radio et télévision Opera-online
Directeur artistique de Viva l’opéra !

"Viva l’Opéra !, Saison 6

On le sait, six ans c’est l’âge de raison ! Et vous prouvez par votre fidélité que nous avons eu raison de vous proposer cette aventure, celle d’une vraie saison d’opéra au cinéma, qui permette de découvrir et de retrouver, d’ouvrir des fenêtres et de baliser des chemins, aussi bien en termes de répertoire qu’en termes de distributions. Et il faut – c’est bien sûr le premier objectif – que vous éprouviez des plaisirs sans cesse renouvelés avec Viva l’opéra, en y retrouvant vos stars favorites et en découvrant celles qui vont le devenir, en comparant telle mise en scène à telle autre, en ayant de plus en plus le sentiment de faire partie d’un vaste club qui partage sa passion.
C’est cette envie de partager qui a guidé encore une fois mes choix pour cette 6ème saison. De Salzbourg à Milan en passant par Bruxelles, Barcelone, Zürich, Vienne, Munich, Turin, nous allons à nouveau voyager vers les plus belles scènes, avec toujours ce principe fondateur de Viva l’opéra : vous offrir le meilleur par les meilleurs. Et bien sûr, vous allez pouvoir profiter de la brillante saison de l’Opéra de Paris qua concocté Stéphane Lissner !
Cette année, le spectre temporel sera plus large encore que les précédentes puisqu’il s’étendra de 1735, année de la création d’Alcina de Haendel, qui ravira les amateurs de baroque avec un de ses joyaux, jusqu’à 1900, année de la création de Tosca de Puccini, dont chaque production nouvelle est éclairante sur ce drame ardent. Entre les deux, le répertoire français avec une découverte pour beaucoup, Hamlet d’Ambroise Thomas, un des plus grands succès du XIXème siècle, et des retrouvailles avec Samson et Dalila de Saint-Saëns, Faust de Gounod ou les Contes d’Hoffmann d’Offenbach. Bien sûr le répertoire italien sera à l’honneur : vous l’aimez, nous l’aimons. Nous commencerons par Le Trouvère de Verdi : la saison dernière, vous y attendiez l’immense Anna Netrebko, dont une méchante bronchite nous a privés lors de la retransmission en direct de l’Opéra Bastille. UGC tient toujours ses promesses et cette fois, avec ce spectacle qui a triomphé à Salzbourg, vous aurez l’assurance de l’entendre au milieu d’une distribution sensationnelle. Deux autres Verdi grand format, La Force du Destin et Aïda, un Rossini doux-amer, La Cenerentola, un beau diptyque vériste, Cavalleria Rusticana et Paillasse, deux brefs opéras ardents signés Mascagni et Leoncavallo, et Tosca de Puccini donc. Enfin, en contrepoint, deux Mozart subtils, Idoménée et Cosi fan tutte, un Wagner romantique à souhait, celui que Baudelaire adorait, Tannhäuser, et une rareté, La Fille de neige, un conte russe bouleversant mis en musique par Rimski-Korsakov. Tout cela dans des présentations visuelles elles aussi très variées, avec des metteurs en scène classiques et d’autres plus audacieux, proposant des images qui renouvellent notre vision de l’opéra tout en en respectant toujours l’esprit. Et avec des chefs de premier ordre, Philippe Jordan, bien sûr, le directeur musical de l’Opéra de Paris, Daniele Gatti, Marc Minkowski, René Jacobs, Zubin Mehta… Mais l’opéra ne serait rien sans ces voix qui nous enchantent : les plus grands seront là, Jonas Kaufmann bien sûr, en majesté, à quatre reprises, Anna Netrebko donc, Placido Domingo, Sabine Devieilhe, Thomas Hampson, Ludovic Tézier, Anja Harteros, tant d’autres – et une découverte absolue avec cette superbe russe qui fera ses débuts en France dans le rôle-titre de La Fille de neige, Aïda Garifullina !
Dans notre époque tourmentée, partageons ces moments qui nous élèvent l’âme et nous éblouissent en nous souvenant de ces mots de Dostoievski : « la beauté sauvera le monde ».